Conférence de presse
Chantal Brunel, Dominique Paillé et Frédéric Lefebvre
Porte-parole
Lundi 3 novembre 2008
Plus de liberté pour ceux qui veulent travailler au-delà de 65 ans
Adopté dans le cadre de l'examen en première lecture à l'Assemblée nationale du projet de
loi de financement de la sécurité sociale, l'amendement qui laisse « la possibilité aux salariés qui le souhaitent de prolonger leur activité au-delà de 65 ans » n’a pas pour objectif de
repousser l’âge de la retraite ».
Selon Frédéric Lefebvre, parler de « retraite à 70 ans est impropre et caricatural ». Il est « utilisé volontairement par un certain nombre de responsables pour essayer d'accréditer l'idée
que l'âge de la retraite est changé. Ce n'est absolument pas ce qui est prévu ».
Pour l’UMP, « il faut penser à l'utilité sociale de cette liberté plus grande. Il ne manque pas d’exemple de Français pour qui la retraite couperet à 65 ans est un drame pour leur vie privée,
pour leur carrière professionnelle ». Ainsi, Frédéric Lefebvre a cité l'exemple de « beaucoup de femmes qui, parce qu'elles ont commencé à travailler plus tard, pour des raisons qui tiennent à
leur vie privée, ne sont pas capables, en s'arrêtant à 65 ans, de faire le nombre d'annuités ». Dominique Paillé a donné celui des « professeurs de médecine », dont « une grande partie s'exilent,
notamment aux Etats-Unis, pour continuer leurs travaux de recherche ».
* * *
Adhésions en masse à l’UMP
En l’espace d’une semaine, l’UMP a enregistré dix mille nouvelles adhésions. Un rebond qui témoigne « de
l’impact du président de la République sur les Français » a souligné Chantal Brunel. « Nicolas Sarkozy a joué un rôle de leader » au cours de la crise financière internationale. « En s’inscrivant
à l’UMP, les Français montrent leur soutien » à son action.
Un soutien qui s’exprime aussi « dans les mails et les courriers reçus à l’UMP » a pour sa part relevé Frédéric Lefebvre. « Les Français ont parfaitement compris, qu’à travers la gestion de cette
crise, c’était en réalité leur protection qui était en jeu : la protection des petits épargnants et des déposants, celle des entreprises, de notre économie et par conséquent de nos emplois
».
* * *
Ségolène Royal, un « objet politique non identifié »
A quelques jours du congrès de Reims qui apparaît comme un non évènement pour les Français, Dominique Paillé a résumé le feuilleton du week-end au Parti socialiste où désormais les motions « sont
très poétiquement désignées : A,B,C,D,E sans qu’aucune référence idéologique, ni aucun concept n’y soit attaché ». Le porte parole de l’UMP a ironisé sur « la déclaration de Madame Royal qui a
annoncé la fin de la sociale-démocratie ». « Une grande nouveauté qui mérite qu’on s’y attarde. Il y a peu, le PS ne s’était pas encore à s’autoqualifier de social-démocrate. Mme Royal tourne
cette page qui n'a pas encore été écrite par le parti socialiste français, c'est sans doute d'une grande clairvoyance. La difficulté, c'est qu'elle ne dit pas quelle nouvelle page elle
souhaite écrire. Une fois de plus, Ségolène Royal créé la surprise en créant le vide ! ».
* * *
L’UMP invite Madame Royal et Madame Aubry à suivre des cours d’économie
Chantal Brunel a dénoncé le discours démagogique de « Mesdames Royal et Aubry qui demandent lorsqu’une
entreprise délocalise, qu’elle rembourse à l’Etat les aides qu’elles ont perçues ». Un discours qui, pour Chantal Brunel, rapporteur d’un rapport de la Mission d’Information de l’Assemblée
Nationale intitulé « Délocalisations : subir ou réagir ? », témoigne d’une méconnaissance totale de la réalité des localisations dans notre pays. En effet, « Madame Royal et Madame Aubry semblent
ignorer qu’une entreprise qui ferme pour en ouvrir une autre à l’étranger, c’est très rare ». Ce qui est plus courant par contre, ce sont « les délocalisations par externalisation » d’une partie
de l’activité d’une entreprise, dans les services notamment. « Des délocalisations souvent peu visibles » a relevé Chantal Brunel qui a invité « Madame Royal et Madame Aubry à approfondir leurs
connaissances économiques ».
Sur ce sujet, Frédéric Lefebvre a rappelé sa proposition « de développer le télétravail comme alternative aux délocalisations » en y introduisant des avantages fiscaux et
sociaux.
* * *
La « course aux rouge » est lancée au
PS
Frédéric Lefebvre a constaté que « la course au rouge est lancée entre les trois principaux candidats PS au
poste de Premier secrétaire du parti : Ségolène Royal qui dénonce les nouveaux pauvres mais qui s'opposait au RSA ; Bertrand Delanoë qui pourfend le bouclier fiscal qu'il faudrait supprimer
pour tout financer, en cachant qu'il coûte moins de 400 millions d’euros et que 75% concerne les plus modestes ; ou Martine Aubry qui, hier, faisait comme si les 360 milliards d’euros mis en
caution pour protéger les dépôts des épargnants étaient comparables à des milliards budgétés pour des dépenses annuelles! Le pari fait par les trois candidats est que les militants sont des gogos
à qui on doit raconter les mêmes sornettes que celles répétées à longueur de journée par Olivier Besancenot ! Quelle image attristante de leur parti ils donnent tous les trois! A égalité dans
leur démagogie gauchisante, la meilleure leçon que pourraient leur donner les militants serait de mettre des bulletins de vote Olivier Besancenot. Autant voter pour l'original ! ».
Frédéric Lefebvre a ainsi suggéré à Olivier Besancenot « d'être candidat à la tête du Parti socialiste».
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Je conterai à l'eau sa véritable histoire : une famille sur quatre n'a pas d'acès à l'eau potable.
1,5 milliards d'humains n'ont ainsi d'autre choix que risquer de mourir en buvant de l'eau non traitée, ou bien mourir de soif.
<< Je vais où les hommes me le demandent >>, me répondra l'eau.
Alain Serres,
Je serai les yeux de la Terre.
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