Le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel ont confirmé dimanche, lors d'un entretien téléphonique, leur volonté de faire adopter le plan énergie-climat lors du Conseil européen des 11 et 12 décembre, a indiqué dimanche l'Elysée.
"La chancelière fédérale et le président de la République se sont entretenus aujourd'hui par téléphone, dans un contexte amical, sur les sujets à l'ordre du jour du prochain Conseil européen. Sur le paquet énergie/climat, ils ont confirmé leur volonté commune de parvenir à un accord au Conseil européen", a déclaré la présidence française dans un communiqué.
Cet entretien est intervenu au lendemain d'un déjeuner de travail de M. Sarkozy, président en exercice de l'Union européenne (UE), avec neuf chefs de gouvernement d'Europe de l'Est, samedi à Gdansk (Pologne), afin de permettre l'adoption par les 27 du programme ambitieux de lutte contre le réchauffement climatique proposé par la Commission de Bruxelles.
Ce plan qui prévoit notamment une réduction de 20% des émissions de CO2 d'ici 2020 dans l'UE, bute sur les fortes réticences de la Pologne et des pays d'Europe de l'Est, où une très large majorité de l'électricité provient de centrales à charbon très polluantes.
M. Sarkozy a estimé samedi à Gdansk que les discussions avaient "progressé" sur ce thème avec les pays de l'Est mais qu'un accord restait incertain à quelques jours du sommet de Bruxelles.
L'Italie et l'Allemagne ont également émis des réserves sur ce texte, Berlin étant hostile à des mesures qui pénaliseraient la compétitivité de l'industrie allemande, grosse consommatrice d'énergie.
Outre l'environnement, M. Sarkozy et Mme Merkel ont discuté dimanche des mesures adoptées par leurs gouvernements pour tenter de relancer leurs économies, malmenées par les effets de la crise financière mondiale.
"Le président de la République s'est réjoui de l'approbation du plan allemand de relance par le Bundestag et la chancelière a exprimé sa satisfaction concernant le plan français", a fait savoir l'Elysée.
"Ils ont convenu de continuer à travailler étroitement pour que le prochain Conseil européen soit un succès sur ce point également", a conclu la présidence française.
Les deux responsables se sont récemment opposés sur l'opportunité d'un plan européen de soutien à l'économie. Alors que le Français prônait une "stratégie offensive" fondée sur une forte relance budgétaire, l'Allemande avait mis en garde contre toute précipitation et défendu bec et ongles le quasi-équilibre de ses finances publiques.






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