Interview de Xavier Bertrand, Secrétaire Général, parue le 5 mai dans le Figaro.
Propos recueillis par Jean-Baptiste Garat et Judith Waintraub
Que répondez-vous à ceux qui, comme Alain Juppé, préconisent un aménagement temporaire du bouclier fiscal ?
Je ne partage pas cette vision des choses. Pas par idéologie, par souci d'efficacité et de crédibilité. Il y a trop de dépenses publiques inutiles en France et donc trop d'impôts. Les augmenter
serait une absurdité sans nom, car il vaut mieux injecter de l'argent dans l'économie, ce qui profitera toujours à l'État, que verser directement dans les caisses de l'État de l'argent qui ne
profitera pas à l'économie. De plus, faire ce que l'on a promis, c'est aussi une façon de réconcilier les Français avec la politique.
Pourquoi avoir reculé sur l'hôpital ?
Il n'est pas question de cela. Des clarifications ont été nécessaires pour montrer que les médecins n'étaient pas évincés de la nouvelle gouvernance des centres hospitaliers. L'hôpital reste un service public, mais pour préserver notre système de santé, qui est le meilleur au monde, il ne faut pas s'exonérer des principes de bonne gestion. Les hôpitaux qui sont aujourd'hui dans les situations financières les plus saines sont d'ailleurs ceux qui ont les meilleurs résultats médicaux.
Le MoDem accuse l'UMP et le PS de centrer volontairement la campagne européenne sur les sujets nationaux pour ne pas parler d'Europe. Que répondez-vous ?
Ni le MoDem, ni le PS ne sont cohérents ! Ce sont eux qui mettent au cœur du débat l'action du président et de la majorité, parce qu'ils sont en panne d'idées sur l'Europe. Nous, nous sommes
prêts à parler de tout ce qui intéresse les Français, mais notre priorité, c'est l'Europe. C'est pourquoi j'ai hâte de défendre ce que nous voulons pour l'Europe. Le débat public a besoin de plus
de politique et de moins de polémique. Tous ceux qui seront dans le registre de la polémique seront sanctionnés par les électeurs.
Qu'avez-vous prévu pour le deuxième anniversaire de l'élection de Nicolas Sarkozy ?
Nous organisons un événement qui n'a pas vocation à être festif, mais politique : une journée portes ouvertes ici, rue La Boétie, couplée avec une réunion des nouveaux adhérents Salle Gaveau. Nos
militants pourront rencontrer des membres de l'équipe dirigeante qui expliqueront l'action du gouvernement. François Fillon sera également présent.
Et Nicolas Sarkozy ?
Non, ce n'est pas prévu.
Quel bilan tirez-vous de vos cent jours à la tête de l'UMP ?
Notre programme de réformes commence à se mettre en place au sein du mouvement, mais je veux passer à la vitesse supérieure. Être davantage encore sur le terrain, accélérer la révolution
Internet, prévue pour cet automne. La nouvelle UMP sera un vrai mouvement populaire et, aussi, une force de proposition. Nous nous sommes emparés de la réforme des collectivités locales, sur
laquelle nous serons courageux et exemplaires, quitte à avoir moins d'élus. Nos militants se prononceront sur le sujet par vote électronique, après les européennes. Le parti sera aussi au
rendez-vous de la répartition des profits. Frédéric Lefebvre et Éric Besson rendront leurs propositions avant l'été.
Où en sont les adhésions ?
Par rapport à l'année dernière à la même époque, nous avons 20 % de nouvelles adhésions supplémentaires. Une véritable dynamique est en train de se recréer, dont l'un des moteurs les plus
puissants est la volonté très forte de soutenir l'action du président et du gouvernement, d'autant plus forte que les attaques systématiques se multiplient contre Nicolas Sarkozy.
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Je conterai à l'eau sa véritable histoire : une famille sur quatre n'a pas d'acès à l'eau potable.
1,5 milliards d'humains n'ont ainsi d'autre choix que risquer de mourir en buvant de l'eau non traitée, ou bien mourir de soif.
<< Je vais où les hommes me le demandent >>, me répondra l'eau.
Alain Serres,
Je serai les yeux de la Terre.
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