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Ce débat était co-animé par Axel PONIATOWSKI, secrétaire général adjoint et président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée Nationale, et par Marie-Dominique AESCHLIMANN, secrétaire nationale en charge des libertés individuelles, des droits de l'Homme et de l'action humanitaire.
Les quelques 200 personnes présentes ont pu débattre pendant 1h30 du fonctionnement des ONG en présence de Rama Yade, Secrétaire d’Etat chargée des Droits de l’homme, Nicole
Guedj, Présidente de l’Association « Casques rouges », Axel Poniatowski, Secrétaire Général Adjoint Philippe Vitel, Président du Groupe d’études « Action Humanitaire » à l’Assemblée Nationale,
François Grünewald, Directeur général et scientifique du Groupe URD et Benoît Gallet, Président de l’association Tulipe
Ce débat a permis de confronter les points de vue politiques à ceux qui agissent chaque jour sur le terrain de
l'humanitaire ; les intervenants ont mené une analyse des ONG françaises et de leur rôle.
Marie-Dominique Aeschlimann a estimé qu’il n’existait pas de définition précise d’une organisation non gouvernementale tout en soulignant le fait que son rôle dans les relations internationales était grandissant.
Rama Yade qui travaille en
lien étroit avec les ONG depuis deux ans, a mis en avant le rôle d’influence de plus en plus important des nouveaux acteurs non gouvernementaux en affirmant tout de même le fait que ces
organisations n’avaient pas de pouvoir de décision. Ce dernier reste l’apanage des Etats.
Rappelant la renommée de certaines ONG françaises au sein de la communauté internationale, Rama Yade a estimé important de faire une distinction entre deux types d’organisation, « celles des droits de l’homme qui ont la charge d’alerter sur les atteintes », et « celles à but humanitaire qui aident les populations sur le terrain sans faire de politique quelque soit le pouvoir politique en place ».
Chaque intervenant a ensuite pris la parole pour exposer ses actions, ses buts, ses missions et ses projets, tout en pointant la spécificité des ONG françaises. Comme l’a indiqué François Grünewald, ces ONG sont par nature en confrontation avec l’Etat, contrairement à celles des pays nordiques par exemple, émanant de l’Etat ou de l’Eglise.
L’ensemble des participants au débat a pointé la professionnalisation grandissante des ONG françaises qui s’explique par l’élargissement de
leurs domaines d’action, au droit des femmes, à la défense de l’environnement par exemple, ou par les moyens dont elles se dotent, comme des outils technologiques de pointe. C’est ainsi le rôle
dévolu aux « Casques rouges » crées par Nicole Guedj. Cette fondation a mis à disposition des ONG sur le terrain un "conteneur de communication par satellite Emergesat "qui permette
aux ONG de communiquer entre elles, a-t-elle expliqué. Un autre de ses projets est un "gilet de géolocalisation des acteurs humanitaires".
Cette professionnalisation engendre une demande croissante d’évaluation de l’action des ONG. C’est sur ce sujet qu’ont porté les principales questions de l’assemblée qui pour la plupart ont dénoncé l'ignorance mutuelle des ONG entre elles, la dispersion des initiatives, ainsi que le manque d’évaluation des résultats.
Et parce que l’histoire de « l’Arche de Zoé » reste dans toutes les mémoires, Rama Yade a rappelé qu'il "ne faut pas faire de l'action humanitaire comme un cavalier blanc. Le moteur profond d’une ONG c’est d’être sollicité » critiquant le désir d’être « au service de soi-même »
Au chapitre financier, si Rama Yade a rappelé que 700 millions d’euros par an étaient alloués aux ONG françaises par l’Etat, les autres intervenants ont estimé que le système fiscal de donation privé n’était pas assez organisé pour être performant et pouvait donner lieu à des hérésies. L’exemple des dons en en faveur des victimes du tsunami qui n’ont pas tous été utilisés, a été cité.
Pour conclure, et parce que le rôle des ONG est amené à évoluer de plus en plus, Axel Poniatowski s’est prononcé en faveur « d’un statut
unifié du fonctionnement des ONG, au niveau européen ».
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Je conterai à l'eau sa véritable histoire : une famille sur quatre n'a pas d'acès à l'eau potable.
1,5 milliards d'humains n'ont ainsi d'autre choix que risquer de mourir en buvant de l'eau non traitée, ou bien mourir de soif.
<< Je vais où les hommes me le demandent >>, me répondra l'eau.
Alain Serres,
Je serai les yeux de la Terre.
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